Cas d'usage
Pour quel moment offrir Ma vie en LIVRE ?
Chaque coffret est activé par le collaborateur lui-même, au rythme qui lui convient. Vous l'offrez au bon moment. Nous nous occupons du reste.
🎓 Départ en retraite
Le moment le plus cité par les CSE qui choisissent Ma vie en LIVRE. Offrir un coffret, c'est permettre au collaborateur de mettre en mots une vie entière, pour ses enfants, ses petits-enfants.
👶 Naissance & maternité
Pour changer ou en complément du beau doudou qui fait toujours plaisir mais dont les familles ne savent parfois plus que faire.
💍 Mariage
Plus rares sont les CSE qui font un cadeau lors de ce temps fort. Vous serez ainsi doublement original.
🏅 Médaille du travail & ancienneté
À 20, 30, 35 ou 40 ans d'ancienneté, c'est une occasion toute trouvée de proposer au collaborateur de raconter sa vie durant toutes ces années passées dans l'entreprise.
🎄 Noël & événements CSE
Tombola, arbre de Noël, cadeau d'entreprise… Le coffret Ma vie en LIVRE apporte du changement aux cadeaux habituels.
🌟 Anniversaires & Saint-Nicolas
Nous n'y aurons jamais pensé avant que certains CSE choisissent Ma vie en LIVRE pour marquer le coup lorsqu'une personne fête la Sainte-Catherine ou son pendant masculin, la Saint-Nicolas.
LE CONCEPT
Un livre écrit à partir de sa voix
Le collaborateur répond oralement à des questions personnalisées . Enfance, carrière, famille, moments forts. Notre application transforme ses récits en un livre imprimé, mis en page, prêt à offrir et transmettre.
Vous offrez
Le coffret, remis au collaborateur le jour J
Il ou elle raconte
Via l'app, à son rythme, seul ou en famille
Le livre arrive
Imprimé, relié, livré en 10 jours
Feuilletez quelques pages de l'un de nos livres
« Une carrière bien remplie » — un exemple de récit de vie
UNE CARRIÈRE
BIEN REMPLIE

UNE CARRIÈRE
BIEN REMPLIE
Comment tout a commencé
Ce matin du 5 septembre 1988, à 7h15, je me tiens devant le portail gris du bâtiment B, l'estomac serré comme un nœud de câble. À 22 ans, avec mon diplôme de technicien tout neuf, je porte des chaussures de sécurité qui me scient déjà les talons.
Dès que je pousse la porte, c'est un déferlement : le martèlement des presses, les sifflements stridents de l'air comprimé, le bip-bip des chariots. Et cette odeur, un mélange âcre d'huile de coupe et de métal brûlé, qui colle à la peau comme une seconde nature.
René, mon chef d'atelier, me toise. « Tes bouquins, tu les ranges. Ici, c'est la machine qui décide. » Sans attendre, il me colle devant une presse hydraulique de 400 tonnes, un monstre de fonte qui fait trembler le sol à chaque cycle.
Quand la sirène hurle à 17h, j'ai le dos en miettes. René me lance : « Demain, 7h30. T'es à l'heure. » Je hoche la tête, lessivé, mais une certitude me traverse : j'ai posé un pied dans ce monde. Et je sais déjà que je reviendrai.

Les projets importants
Le printemps 1996 a marqué un tournant dans l'usine – et dans ma carrière. Mon bleu de travail délavé avait cédé la place à une blouse grise de chef d'atelier, mon nom brodé au fil rouge sur la poitrine.
« Vilar, on lance la X-52. On passe en robotisation sur l'assemblage des ouvrants. C'est ton bébé. Si on rate le démarrage, chaque minute d'arrêt nous coûte 15 000 francs. » Ces mots résonnaient comme une montagne à gravir.
Pendant six mois, j'ai vécu en apnée. Le samedi, quand l'usine était déserte, je venais marcher seul sur la dalle de béton. À la craie, je traçais des repères au sol, visualisant le mouvement des bras robotisés.
À la fin de la semaine, le taux de rebut était passé de 8 % à 0,5 %. Une victoire technique, mais surtout humaine. Je n'étais plus un simple rouage – je devenais celui qui faisait tourner la roue.
Les rencontres qui ont marqué
C'est dans cette fournaise silencieuse que j'ai appris ma nomination au poste de Responsable de production. Une révélation : les machines obéissent à des lois immuables, mais les humains restent des mystères à déchiffrer.
Le premier s'appelait Marcello, un consultant à l'accent italien. « Une usine intelligente, c'est celle qui préserve l'homme avant la machine. » Il a fait de moi autre chose qu'un technicien : un stratège.
La deuxième rencontre a été moins tendre. Françoise, la déléguée syndicale, taillée dans le granit de trente ans d'usine. Elle m'a appris que le respect ne s'impose pas avec un titre. Ça se gagne en écoutant.
Et puis il y a eu Lucas, un jeune ingénieur stagiaire débarqué en 2012. C'est lui qui m'a montré comment une tablette pouvait deviner une panne. Pour rester directeur, il fallait accepter de redevenir élève.
Les anecdotes de travail
Une usine, c'est un être vivant, avec ses sautes d'humeur et ses éclats de génie. Trente-sept ans à arpenter les mêmes couloirs, et j'ai vu des choses que les plus gros manuels de management n'auraient pas osé imaginer.
Prenez le « fantôme » du bâtiment C, en 2016. Chaque nuit, vers trois heures, tout s'arrêtait. Un vieux cariste posait son thermos sur un boîtier électrique. La chaleur faisait gonfler un composant. On a déplacé le boîtier, et le fantôme a disparu.
Décembre 2021, crise des semi-conducteurs. Le camion bloqué par la neige à la frontière. Deux camionnettes, un pont aérien improvisé. On a fini la production à 23h le 24 décembre, et on a trinqué au champagne tiède sur le quai.
Il y a eu aussi le « bug du Zéro Papier ». Panne réseau totale. Un vieux routier a sorti de son casier un petit carnet noir. Pendant quatre heures, c'est ce carnet qui a fait tourner une usine de 500 millions d'euros.
Le changement industriel
Si on m'avait déposé ici les yeux bandés en 1988, je n'aurais rien reconnu. Le premier choc, c'est ce silence. Les moteurs électriques ont remplacé l'hydraulique tonitruante. Aujourd'hui, le bâtiment B chuchote.
Le plus frappant, c'est ce qu'on ne voit pas : la donnée. Avant, René posait son tournevis contre le carter et « écoutait » les vibrations. Aujourd'hui, la machine nous parle avant de tomber en panne. Du flair à l'algorithme.
Et puis cette odeur – ce qui me manque le plus. L'usine de 2025 sent le propre, l'air filtré. Elle ne sent plus ce mélange envoûtant d'huile de coupe chaude et de sueur humaine.
L'usine a changé de peau, mais les fantômes des machines de 1988 rôdent encore dans les couloirs du futur. Il est temps de laisser la place à ceux qui n'ont jamais connu l'odeur du fer chauffé.
L'esprit d'équipe
C'était l'heure de la pause de l'après-midi. Les machines s'éteignaient une à une. Tous convergeaient vers la vieille presse hydraulique de 400 tonnes, « la grand-mère », là où tout avait commencé pour moi en 1988.
Mateo s'est avancé. « On ne pouvait pas vous laisser partir sans que la grand-mère vous dise au revoir. » Une plaque gravée : « À Jean. Pour les kilomètres parcourus dans nos rangs. 1988 - 2025. »
Trois générations se tenaient là, devant moi. J'ai compris que cette usine n'était pas qu'un lieu de production : c'était le livre ouvert de ma vie. Chaque boulon en était une page.
Un bon directeur de site, ce n'est pas celui qui sait tout, mais celui qui laisse un vide derrière lui quand il s'en va. Et ce vide-là me remplissait d'une fierté étrange, presque inconfortable.
La nouvelle vie après la retraite
Ce 15 avril 2025, à 7h15 précises, quelque chose a basculé. Pour la première fois depuis près de quarante ans, je n'étais pas devant ce portail gris. Et ce silence m'a frappé comme un coup de masse. Juste le chant d'un merle.
Aujourd'hui, ma « production » se résume à mon atelier de menuiserie. L'acier a cédé la place au bois, une matière vivante. Pas de Lean Management. Si je rate une coupe, le seul à râler, c'est moi.
Mon luxe, aujourd'hui ? Le temps. Celui de voir les saisons défiler sur mes pommiers. Je suis juste Jean, un homme qui a aimé le fer et respecté ceux qui le travaillent.
L'usine continue sans moi, et c'est ma plus grande fierté : elle est assez solide pour se passer de son vieux lion.
Ce que je laisse derrière moi
Dans mon bureau vidé, j'ai pris une feuille blanche. Mon premier conseil : ne jamais oublier la base. On peut diriger une usine avec des tableaux Excel, mais on ne la comprend qu'avec ses pieds. Allez dans l'atelier, tous les jours.
Le respect ne se décrète pas, il se gagne sur la dalle. Respectez l'intelligence de la main. Celui qui passe huit heures par jour devant une presse en sait souvent plus sur elle que l'ingénieur qui l'a dessinée.
Mon héritage n'est pas dans les murs, ni dans les millions de véhicules qui roulent quelque part. Mon héritage, ce sont ces hommes et ces femmes que j'ai vu grandir et s'affirmer.
La porte battante se referme derrière moi. Le silence s'installe enfin, mais je sais que là-bas, le cœur de la bête continue de battre.

Merci d'avoir tourné ces pages avec moi.
L'usine continue, et c'est ma plus grande fierté.


Ma vie en LIVRE, c'est aussi…
- Mon enfance en LIVRE
- Ma vie professionnelle en LIVRE
- Ma vie de Maman en LIVRE
- Mon année scolaire en LIVRE
- Mon voyage en LIVRE
- Mon aventure sportive en LIVRE
- Mon histoire d'amitié en LIVRE
- Un vêtement une histoire
Vos avantages
Pourquoi les CSE choisissent Ma vie en LIVRE
Un cadeau pensé pour les contraintes réelles des élus CSE : logistique, budget, complexité administrative.
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Vos questions, nos réponses
Les questions que nous posent les élus CSE
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